|
XIX et XX: LES NOUVEAUX QUARTIERS BRANCHES
C'est à l'Est que Paris construit. Les XIX et XXè
sont les arrondissements les plus bâtisseurs et mieux encore
les moins chers. Sans compter qu'ils deviennent très à
la mode. Trois raisons suffisantes pour acheter.
Depuis longtemps, les
XIX et XXè sont les arrondissements où l'on construit
le plus dans la mesure où ils disposaient encore de réserves
foncières.
Actuellement, comme partout dans la capitale, l'offre de programmes
neufs s'y raréfie. Mais moins qu'ailleurs, ce qui fait
qu'ils sont toujours en tête des quartiers bâtisseurs.
Depuis longtemps aussi, ces deux arrondissements étaient
les moins chers de Paris. Comme partout, leurs prix ont augmenté
mais ils restent les plus attractifs de Paris: 22 000 francs le
mètre carré (3354 €) en prix moyen pour le
XIXè et 20 000 francs le mètre carré( 3 049
€)dans le XXè. Exception faite pour les biens en dernier
étage avec terrasse qui dépassent, du fait de leur
rareté, nettement ce chiffre moyen.
Depuis longtemps aussi, on qualifiait ces arrondissements de "populaires",
certains quartiers étant laissés en déshérence.
Mais en quelques années, ces arrondissements se sont sérieusement
transformés et deviennent même des lieux branchés
fréquentés par les "bobo". Comme quoi,
il faut toujours devancer les mutations d'un quartier et ceux
qui ont investi là voici quelques temps ne le regrettent
pas. A noter qu'il est toujours temps de faire un placement pierre
dans ces arrondissements dont la cote monte. Et ce sont d'ailleurs
les deux rares endroits où l'on peut envisager une opération
Besson dans Paris intramuros.
XIXè: DES RESIDENCES AU BORD DE L'EAU OU DU PARC
En moins de 20 ans, cet arrondissement s'est totalement métamorphosé,
surtout dans le secteur de la Villette. Les anciens abattoirs
et entrepôts alentours ont été rasés
et un gigantesque espace dédié à la culture
et à la verdure a pris place. Le parc s'étend sur
55 hectares et s'étend de la porte de la Villette à
la porte de Pantin. Au milieu de ce parc s'érigent la Cité
des Sciences, la Cité de la Musique, la grande Halle, le
Théatre Paris Villette, le Théatre International
de Langue Française et le Zénith. Un veste ensemble
réalisé entre 1 984 et 1 997 et qui allie verre
et béton, construction rigide et fantaisiste. Dans l'élan,
la rue de Flandre, qui va de la porte de la Villette au métro
Stalingrad en a profité pour faire peau neuve: elle s'est
élargie et embellie de fond en comble, jusqu'à la
fameuse Rotonde de Ledoux, elle aussi dégagée et
rénovée.
Dans le même temps, les rives du bassin de la Villette et
du Canal de l'Ourcq ont été réaménagées.
Et du paysage industriel du quai de la Loire, près du pont
de Crimée, il ne reste qu'un entrepôt aujourd'hui
transformé en lofts, ateliers d'artistes, studios-photos,
restaurants à la mode. ET c'est dans ce périmètre
Parc de la Villette, Bassin et Canal de l'Ourcq que plusieurs
^programmes se réalisent actuellement. Quai de la Garonne,
face au parc et donc sans visi-à-vis, Soférim
commercialise les "allées Symphonies". Les appartements
y évoluent entre
18 000 et 23 000 francs le mètre carré ( 2 744 et
3 506 €). A titre d'exemple,les studios évoluent entre
525 000 et 780 000 francs ( 80 036 et 118 910 €), les deux
pièces entre 738 000 et 1 025 000 francs ( 112 507 et 156
260 €). Les cinq pièces sont nettement plus élevés:
proche de 30 000 francs le mètre carré: entre
3 200 000 et 3 305 000 francs ( 487 836 et 503 844 €)pour
104 et 116 mètres carrés. A proximité, rue
de l'Ourcq, les "Jardins de l'Ourcq"(Sogetrans) proposent
des deux pièces de 35 à 75 mètres carrés
entre 688 000 et 1 653 000 francs (104 885 et 251 998 €).
Rue des Ardennes, la résidence "Allegoria"(Soferim)
offre toutes tailles d'appartements à des prix très
compétifis, entre 17 000 et 20 000 francs le mètre
carré ( 2 592 et 3 049 €). Un bon "plan"
pour habiter un cinq pièces à 1 725 000 francs (262
974 €) ou pour investir en Besson dans un studio à
partir de 415 000 francs (63 266 €) ou dans un deux pièces
à partir de 710 000 francs (108 239 €).
Autre secteur très agréable à vivre, les
Buttes-Chaumont, véritable ballon d'oxygène avec
son lac, ses cascades...Malheureusement, on y construit très
peu. Un seul immeuble, rue Reberval, sort de terre: les studios
démarrent à 810 000 francs (123 483 €) et les
quatre pièces à 1 680 000 francs (256 114 €).
XXè: UN ARRONDISSEMENT TRES EN VOGUE
Cet arrondissement est sans doute l'un des plus cosmopolites de
Paris avec notamment Belleville, l'un des plus chargés
en histoire avec Charonne, l'un des plus populaires avec Ménilmontant.
Et aussi celui qui regroupe le plus grand cimetière de
Paris avec des hôtes illustres tels qu'Alfred de Musset,
Colette, le baron Haussmann...Il y en a donc pour tous les goûts
et pour divers budgets. Et de plus en plus, par sa diversité,
ses coins typiques et légèrement retirés
et ses prix encore abordables qui permettent d'acquérir
des superficies plus grandes, il séduit des jeunes cadres
travaillant dans le multimédia, des créateurs, des
artistes. Plus que des familles qui recherchent des grands appartements,
il attire une catégorie socioprofessionnelle moderne, qui
travaille souvent à domicile et a besoin d'une certaine
surface pour travailler ou s'exprimer.
L'un des programmes les plus originaux se situe d'ailleurs tout
près du Père Lachaise: la résidence "Villa
des Arts", 20 Cité Aubry, au pied du métro
Alexandre Dumas. "Un quartier attachant et vivant dans un
environnement authentique où subsistent quelques ateliers.
Et d'ailleurs, note Pierre Duval, négociateur du programme,
la configuration de la résidence respecte cet esprit en
offrant de larges baies vitrées, à l'image des anciens
ateliers, et qui amènent une lumière généreuse
dans les appartements". Dans cette résidence, les
prix démarrent à 20 600 francs le mètre carré
(3 141 €) pour grimper jusqu'à
25 000 francs le mètre carré ( 3 811 €), prix
hors parking. On peut y trouver des petites et moyennes surfaces,
mais aussi des superficies plus généreuses comme
cet appartement de 99,50 mètres carrés et 100 mères
carrés de terrasse vendu récemment 3 870 000 francs
(589 978 €) ou celui de 85 mètres carrés et
50 mètres carrés de terrasse à vendre 2 900
000 francs ( 442 102 €), avec vue sur le Père Lachaise
garantie! Au delà du Père Lachaise, en remontant
sur Ménilmontant à la hauteur de la rue Oberkampf,
les "Jardins de Ménilmontant "
(UPI) disposent encore de quelques appartements affleurant les
20 000 francs le mètre carré ( 3049 €) Plus
haut encore dans l'arrondissement, proche du métro Jourdain,
Capri lance, rue de Belleville, "Belleville Résidence",
entre
22 000 et 25 000 francs le mètre carré ( 33 54 et
3811 €): le studios s'y vendent légèrement
au-dessus de 600 000 francs( 91 469 €) et les quatre-pièces
entre
1 735 000 et 1 800 000 million ( 264 499 et 274 408 €).
Le secteur Gambetta attire tous les promoteurs, mais les terrains
s'y font rares et chers. Kaufmann et Broad s'y aventure autour
de 25 000 francs le mètre carré
( 3 811 €). Un autre promoteur, DIAM, lance rue des Pyrénées,
aux abords de la place Gambetta, la "résidence Victoria"
entre 18 000 et 20 000 francs le mètre carré ( 2
744 et 3 049 €): on peut même y trouver des cinq pièces
de 103 mètres carrés à 2 175 000 francs (
331 577 €). Mais aussi plus chers, autour de 30 000 francs
le mètre carré (4574 €) comme ce 103 mètres
carrés à 3 165 000 francs
(482 501 €).
Laure Granger
XVIIIè: BALBUTIEMENTS
Comme les autes
arrondissements dits "populaires", le XVIIIè
amorce une reconquête et se transforme. Mais au niveau du
neuf, peu de terrains se libèrent et donc peu de programmes
se réalisent. Actuellement, deux résidences seulement
se font jour: l'un rue Marcadet, au niveau du square Carpeaux,
entre les métros Lamarck et Guy Moquet, offre de petites
surfaces vendues entre 16 500 et 22 000 francs le mètre
carré ( 2 439 et 3 354 €). l'autre, rue du Ruisseau,
(DIAM), proche de la mairie, reste très confidentielle:
seulement 8 appartements avec terrasses vendus entre 23 000 et
24 000 francs le mètre carré ( 3 506 et
3 659 €).
INVESTISSEMENT: DES OPPORTUNITES PLURIELLES
Dans ces arrondissements très animés et très
bien desservis par les transports, trouver un locataire n'est
pas difficile. Et le propriétaire se trouve donc assuré
de louer son logement et d'obtenir un rendement. Décrocher
un logement neuf dont le prix d'achat permet d'obtenir en amortissement
Besson(loyers plafonnés)une bonne rentabilité (autour
de 5,5%) ne s'avère pas toujours aisée compte tenu
des valeurs orientées à la hausse ces derniers mois.
Pour autant, certains investisseurs malins, adeptes de l'investissement
pierre, préfèrent se passer de cet amortissement.
Pas seulement pour les beaux yeux de la pierre. Ils ont fait leur
calcul: louer en loyer libre peut rapporter nettement plus qu'en
loyer plafonné, c'est évident. Mais surtout, en
achetant dans une résidence bien placée et dotée
de très bonnes prestations, le tout dans un quartier qui
ne peut que se valoriser, l'immeuble ne peut prendre que de la
valeur. Au final, ils seront gagnants puisqu'ils auront acquis
un patrimoine qui se sera revalorisé. Pas de "fixation
" donc sur un gain fiscal immédiat, mais une vision
à plus long terme qu'exige un placement dans la pierre,
surtout dans des quartiers de Paris intramuros en pleine restructuration.
|